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Pour ses cadres dirigeants, SAP Labs opte pour la signature électronique

Par Renaud Hoffman
businessMOBILE.fr le 30 juillet 2008

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Pour que la mobilité ne soit plus un handicap, SAP Labs a remplacé la signature manuscrite par la signature électronique pour la validation de documents par ses cadres dirigeants en déplacement.

Confronté à un problème logistique et juridique lors de ses déplacements, le directeur général de SAP Labs a fait le choix de l'utilisation quotidienne de la signature électronique. Entre simplicité d'usage et valeur probante, le succès de l'expérience va lui permettre de l'étendre à de nouveaux collaborateurs.

Hanno Klausmeier, directeur général de SAP Labs France (200 personnes), filiale dédiée au support technique, aux services et à la recherche de l'éditeur de logiciels allemand SAP AG voyage 30% à 40% de son temps selon les périodes de l'année, et doit approuver un certain nombre de documents internes, indispensables à la bonne marche de l'entreprise (valider un contrat d'embauche, par exemple), en y apposant sa signature manuscrite.

Il s'est donc mis en quête d'une solution numérique, qui lui permette de signer électroniquement des documents, avec valeur probante, lors de ses fréquents et réguliers déplacements (SAP Labs est situé à Sophia Antipolis) à Paris, en Allemagne, au Maghreb, etc.

Dès lors, la signature électronique s'est imposée comme le système simple, rapide et peu onéreux qui lui convenait.

«Si je dois approuver le prêt bancaire immobilier d'un collaborateur, je ne peux le faire que physiquement présent à mon bureau. Pourtant ce genre de document doit être très rapidement signé. A distance, il faudrait que j'imprime la demande sur papier, la signe et la renvoie par courrier postal express (DHL, UPS, Federal Express, etc.). La procédure devient alors lourde, compliquée, et finit par être coûteuse pour une simple signature. En outre, je cherchais un système qui permette de signer un document, tout en bénéficiant de la même valeur légale qu'un document papier», résume M. Klausmeier.

Un encadrement juridique strict

La qualification juridique des signatures électroniques relève en effet, en France, de la PRIS (Politique de Référencement Intersectoriel de Sécurité), ce qui correspond, dans le monde informatique, à un cahier des charges.

La signature deux étoiles requiert un contrat écrit inter entreprises préalable. Quant à la signature trois étoiles, elle correspond à un certificat numérique qualifié, normalisé à l'échelle européenne, qui permet, par exemple, de répondre à des appels d'offres publics européens, d'effectuer des téléprocédures, et dans ce cas de figure, d'être opposable à un gouvernement.

Une utilisation simple

Concrètement, tous les documents à signer sont envoyés par courriel en PDF. Si les documents ne sont pas en PDF, M. Klausmeier les convertit dans ce format avec le logiciel Adobe Writer.

Ce logiciel possède une fonction permettant de signer le document en introduisant préalablement une clé USB (ou une carte à puce), qui réclame un mot de passe. Une fois celui-ci entré, l'algorithme SHA-1 (Secure Hash Algorithm) contenu sur la clé signe électroniquement le document à un emplacement prédéfini du document. Le destinataire du document ainsi signé (et lui seul) peut vérifier sur le site Web de ChamberSign (l'autorité de certification des Chambres de Commerce et d'Industrie) que la signature est bien celle du signataire dûment enregistré.

Une fois signé, M. Klausmeier se connecte au réseau interne de SAP via un VPN (Virtual Private Network) couplé à une carte d'authentification SecurID de RSA, puis y accède avec un SSO (Single Sign On). La connexion s'effectue grâce à une clé USB Orange en Wi-Fi ou en 3G.

Ce sont ainsi plus de 400 documents qui sont ainsi signés chaque année par M. Klausmeier. La solution déployée revient à 80 euros HT par an, plus l'achat (une fois pour toutes) de la clé USB ou de la carte contenant les certificats (50 euros HT).

Les certificats électroniques se matérialisent par un, deux, ou trois fichiers de quelques Ko (contenant une clé publique et une clé privée), selon les services cryptographiques à rendre (authentification, signature électronique et/ou chiffrement), ainsi que des informations sur l'autorité de certification et le titulaire du certificat.

«Nous utilisons déjà, en, interne, la signature électronique (deux étoiles). Nous allons étendre ce système à une demi-douzaine de personnes, car j'ai convaincu le comité d'entreprise de le faire et elles bénéficieront d'une signature trois étoiles», conclut M. Klausmeier.

Retrouvez toutes nos études de cas sur BusinessMobile.fr.

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  1. Par stun le 31/07/2008
    "M. Klausmeier les convertit dans ce format avec le logiciel Adobe Writer."

    "Une fois signé, M. Klausmeier se connecte au réseau interne de SAP via un VPN (Virtual Private Network) couplé à une carte d'authentification SecurID de RSA, puis y accède avec un SSO (Single Sign On). La connexion s'effectue grâce à une clé USB Orange en Wi-Fi ou en 3G."

    Vous êtes payés au moins pour cette pub?

    Juste qu'il n'y a certainement qu'orange pour vendre des cartes Wifi...

    Après mon avis personnel pour ce système : une grosse grosse grosse usine a Gaz, donnant une vague impression de sécurité à ceux qui n'y connaissent rien...

    Au prix des moyen financiers mis en oeuvre pour faire marcher ce bazard, au prix de la formation des cadres pour qu'ils comprennet comment cela fonctionne, un bon vieu courier en recommendé est largement suffisant...
  2. Par jc le 20/08/2008
    Cher Stun,

    mis a part l'aspect publicitaire, certe criticable mais representant sans doute la realite de la solution mise en place,
    ce bazard (certificat de niveau trois, et signature sur un device inviolable SSD)
    est le moyen indique par la directive europeenne sur la signature electronique.

    C'est a ce jour la seule facon de produire une signature electronique assimilable juridiquement a une signature conventionelle.

    Et puis tout le monde n'a pas un postier a la Jacques Tati sous la main pour ses recommandes !!!!
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