| http://www.businessmobile.fr |
2008/01/02 15:14:02
Malgré la multiplication des offres illimitées en matière d'internet mobile, ses performances demeurent très loin de celles de l'internet classique. Ainsi, les temps de chargement et la disponibilité des sites web demeurent bien inférieurs aux performances rencontrées habituellement sur les ordinateurs connectés par exemple en ADSL. Analyse. Le développement de l'internet mobile est l'un des événements marquants de l'année 2007, porté par les forfaits data illimités de SFR notamment et l'engouement autour de l'iPhone d'Apple. Mais qu'en est-il des performances de ce type d'accès depuis un téléphone 3G ou un PC portable équipé d'une clé modem USB? Selon la société ip-label, spécialisée dans la mesure de performance des services numériques, les temps de chargement des pages et la disponibilité des sites mobiles sont encore très loin derrière ceux de l'internet classique, par exemple via ADSL. Depuis cet été, ip-label propose des tests de qualité d'expérience pour service mobile, dont elle dresse un premier bilan. Première mesure de performance: le temps de chargement des pages. Dans le cas de Google, il faut en moyenne 482 millisecondes (ms) pour charger la page d'accueil classique du moteur de recherche (HTML) depuis un PC en entreprise disposant d'une connexion LAN, avec un débit symétrique d'environ 2 Mbit/seconde. La puissance du terminal joue autant que le réseau En comparaison, la version mobile de cette page (XHTML), bien que plus légère (3,7 Ko contre 17 Ko) mettra 7.381 ms pour s'afficher sur un smartphone P3600 de HTC connecté en 3G (UMTS). Le même téléphone connecté à une Freebox (8 Mbit/s maxi) via un réseau WiFi affichera la page en 1.665 ms. Enfin, avec un PC équipé d'une carte modem 3G (UMTS), la page met 2.391 ms pour se charger (voir tableau ci-dessous pour les détails). Bilan des délais moyens de chargement observés sur les sites web destinés à la mobilité suivant la plate-forme utilisée
Ces disparités s'expliquent d'abord par le réseau lui-même. Les débits pratiques en 3G constatés par ip-label ne dépassent pas les 180 Kbit/seconde. Par ailleurs, beaucoup de petits incidents réseaux viennent ralentir les performances. "De nombreux autres paramètres entrent aussi en compte", explique à nos confrères de la rédaction de ZDNet.fr, Alain Gouret, directeur du développement chez ip-label. "Un smartphone est moins puissant qu'un PC, y compris pour afficher des pages web. Par ailleurs, il y a une grande variété de combinaisons entre OS mobiles et navigateurs, qui font que les pages se chargent plus ou moins rapidement. Les serveurs mobiles sont aussi souvent bien moins "monitorés" (c'est-à-dire optimisés en temps réel, ndlr) que les serveurs web classiques." Malgré la multiplication des offres illimitées en matière d'internet mobile, ses performances demeurent très loin de celles de l'internet classique. Ainsi, les temps de chargement et la disponibilité des sites web demeurent bien inférieurs aux performances rencontrées habituellement sur les ordinateurs connectés par exemple en ADSL. Analyse. La société ip-label a pris également en compte un autre critère: la disponibilité hebdomadaire, observée sur le même panel de sites. Le taux de disponibilité est calculé en divisant le nombre d'échecs de connexion par le nombre de tentatives. En l'occurrence, il s'agit de 96 tentatives réparties sur une semaine. Résultat: mieux vaut se connecter depuis un PC portable muni d'une carte modem 3G que d'un smartphone. Et avec un smartphone, il est préférable de se connecter en WiFi qu'en 3G (voir tableau ci-dessous). "Là encore, la puissance du terminal entre en compte, mais les usages ne sont pas les mêmes", poursuit Alain Gouret. Il précise qu'un délai de plus de 20 secondes pour afficher une page est considéré dans les mesures d'ip-label comme un échec. La densité d'utilisateurs réduit les débits Dernier paramètre, l'accès 3G est, sans surprise, très dépendant de la densité d'utilisateurs. Sur un lieu très visité, comme un salon à la Porte de Versailles, le temps de chargement des pages a été quinze fois plus long (parfois plus d'une minute) via un smartphone que dans une zone urbaine classique. "La capacité réseau disponible pour la cellule 3G (antenne) est mutualisée entre les utilisateurs. S'il y en a trop, l'ensemble du débit baisse", précise-t-on chez ip-label. "Les performances de l'internet mobile devraient évoluer. Le lancement d'offres illimitées par certains opérateurs devrait également mener à l'accroissement des capacités réseau d'ici six mois à un an", conclut Alain Gouret. Bilan des disponibilités hebdomadaires observées sur le panel de site
Malgré la multiplication des offres illimitées en matière d'internet mobile, ses performances demeurent très loin de celles de l'internet classique. Ainsi, les temps de chargement et la disponibilité des sites web demeurent bien inférieurs aux performances rencontrées habituellement sur les ordinateurs connectés par exemple en ADSL. Analyse. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||