Téléphone mobile: premiers appels bientôt autorisés à bord des avions
Après plusieurs expérimentations couronnées de succès, certaines compagnies aériennes s'apprêtent à donner à leurs passagers la possibilité de passer des appels téléphoniques durant les vols. Toutefois, cette nouvelle possibilité pose des questions en matière de réglementation, de tarification, ou encore d'encadrement de l'utilisation.
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du 27/03/08 au 27/05/08
A bord des avions, quels services souhaitez-vous que les compagnies retiennent?
Depuis le début de semaine, la compagnie aérienne Emirates Airlines, basée à Dubaï, a franchi le Rubicon : elle autorise ses passagers à utiliser leur téléphone mobile lors de vols long courrier, après avoir équipé ses avions de stations de base, conçues par la compagnie AeroMobile. Il s’agit d’une ouverture des ondes aux appels vocaux, aux SMS et autres applications en ligne, mais réservée pour l’instant aux combinés GSM.
"Nous avons privilégié le GSM car nous ne pouvons opérer uniquement qu’à travers le système de communication par satellite Inmarsat qui est installé dans plus de 2.000 gros avions de ligne", explique un porte-parole d’AeroMobile. Les appels passés depuis un de ces avions long courrier seront facturés directement à l’abonné, sur le même principe que le roaming, avec un coût de l’ordre de 4 dollars la minute. Mais tout le monde ne pourra pas appeler en même temps, car la bande passante disponible dans l’avion sera limitée.
D’autres compagnies aériennes s’orientent dans cette voie, comme Turkish Airlines et la compagnie australienne Quantas, qui travaillent avec AeroMobile ; ou encore Royal Jordanian et Air France, qui testent des solutions en partenariat avec son concurrent OnAir.
Des accords réglementaires à obtenir
Au Royaume-Uni, le régulateur des télécoms, Ofcom, se penche sur la question depuis un an. Il vient d’annoncer que les passagers d’avions britanniques seront bientôt autorisés eux aussi à utiliser leur mobile en plein vol. Cette proposition doit encore obtenir, cependant, l’approbation des autorités compétentes.
L’Ofcom indique que cette décision a été prise en concertation avec les autres pays de l’Union et que le système retenu pourra être généralisé à tout l’espace aérien européen. Une fois que l’avion aura atteint une altitude de 3.000 mètres, les passagers seront autorisés à décrocher leur combiné. Mais en aucun cas lors des phases de décollage et d’atterrissage, en raison des problèmes d’interférence avec les équipements de bord qui peuvent survenir.
"Le fait de router les appels via Inmarsat contourne le problème des interférences que des périphériques sans fil utilisés en vol peuvent provoquer avec des réseaux sans fil au sol", indique AeroMobile, afin de tordre le coût à un des principaux arguments de la FCC (Federal Communications Commission) pour interdire les appels sur mobiles dans les avions aux Etats-Unis.
"La sécurité des passagers est une priorité et des systèmes de téléphonie mobile ne seront installés dans les avions que lorsqu’ils auront été approuvés par l’Agence européenne de sécurité aérienne et par les autorités britanniques de l’aviation civile", précise l'Ofcom. Il reviendra ensuite à chaque compagnie aérienne en Europe de se déterminer sur l'opportunité d'offrir ce service à ses clients.
Réagissez, et dites nous quelle solution vous préféreriez que les compagnies aériennes retiennent à bord des avions. Simple possibilité de travailler et d'accéder à internet, ou capacité à revoir et passer des appels téléphoniques, votre avis nous intéresse.
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Réagissez - 3 commentaires
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Déja que ça merde dans le train, alors en avion, je veux même pas essayer ! :P
Surtout à ce prix là ! -
bonjour
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bonjour, d'accord avec olivier
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