L'ultraportable low cost menace-t-il les PC portables classiques?
Alors que les constructeurs se lancent les uns après les autres dans les ultraportables, la concurrence s’intensifie, comme le salon Computex de Taïwan l’a montré cette semaine. Et pas seulement pour cette catégorie de machines que Intel a baptisée netbooks, puisque les portables classiques risquent d’en souffrir.
Alors que les mini-portables présentent des fonctionnalités et une puissance plus que convenables, pourquoi acheter finalement des portables au prix significativement plus élevé ? Qu’est-ce qui justifie la différence de prix ?
Asus a présenté cette semaine deux nouveaux modèles d’ultraportables, dont le Eee PC 1000 doté d’un écran 10 pouces, un disque SSD 40 Go et équipé de Windows XP. Son prix serait compris entre 600 et 700 dollars, ce qui le fait quitter la catégorie des ultraportables bas prix ou « low cost ».
Pour autant, son prix reste largement inférieur à celui du Lenovo IdeaPad 11 pouces ou des Sony Vaio TZ, évoluant dans la fourchette des 1500 à 2500 euros. L'exemple de Hewlett-Packard est aussi intéressant, avec une différence de prix notable (voir ci-dessous).

Pourquoi payer plus pour un portable ?
Les ultraportables low cost ou netbooks s’enrichissant de nouvelles fonctionnalités tout en offrant plus de puissance, les analystes s’interrogent sur l’avenir des portables classiques. « Si on augmente la capacité de stockage en Go et on agrandit l’écran, qu’est-ce qui les différencie des portables classiques », s’interroge Avi Cohen, responsable chez Avian Securities.
Le processeur, détaille-t-il, est plus lent - il s’agit d’une puce mobile Atom d’Intel - qu’un Core 2. Mais il offre une autonomie de batterie supérieure, puisqu'il est très économe, ayant été conçu pour ces ultraportables. « Sans conteste, il y a une catégorie d’utilisateurs qui n’a pas besoin d’un processeur ultrapuissant ».
Et les constructeurs en ont conscience, comme des risques de chevauchement de segments. « C’est évidemment une source de préoccupation, au vu du succès grandissant des netbooks », rapporte une source familière avec la stratégie d’Intel sur ce dossier.
Des ultraportables low cost qui n'en sont plus vraiment...
Intel a du souci à se faire sur la confusion qui risque de survenir sur le marché. « Un portable à 700 dollars, même équipé d’un processeur Atom, est-il encore un ultraportable low cost ? », souligne ainsi la source proche du dossier. Une question à laquelle devront répondre les constructeurs et Intel, à mesure que le segment des ultraportables low cost se développe.
Les ultraportables tels que le HP 2510p, le Lenovo IdeaPad et le Sony Vaio TZ intègrent davantage de fonctionnalités que les netbooks actuels : processeurs plus rapides, plus de mémoire, disques durs de plus grande capacité et écrans à la diagonale généralement plus large qu’un netbook tel que le HP Mini-Note.
Des atouts qui peuvent se retourner contre eux : d’abord, ces fonctionnalités peuvent sembler superflues aux personnes qui utilisent des ultraportables coûteux seulement pour l’e-mail et la navigation sur le Web. Ensuite, les constructeurs de netbooks vont peut-être faire évoluer leurs produits pour les rapprocher de plus en plus des ultraportables tout en maintenant leurs prix bas.
C’est ce qu’a déjà laissé entendre Glenn Henry, DG de Centaur, la filiale du fondeur Via Technologies à l’origine du processeur Isaiah, destiné aux ultraportables basse consommation et autres périphériques mobiles. « L’Isaiah à 1 GHz est largement assez puissant pour faire plein de choses ». Via compte aussi s’attaquer aux netbooks ; son processeur C7 est déjà intégré au HP Mini-Note 2133.
« Si cela continue comme ça, à la fin de l’année on verra des netbooks dotés d’un très gros disque dur », poursuit la source familière avec la stratégie d’Intel. « Si on ajoute un design réussi, de nouvelles fonctionnalités, un écran plus grand et quelques petites choses par ci par là, on ne pourra plus le qualifier de netbook, même s’il est équipé d’un processeur Atom ».
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Réagissez - 7 commentaires
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étonnant que l'ultra-portable fasse de l'ombre aux portables.
C'est pas le même usage. Le premier est destiné aux utilisateurs nomades, qui n'ont que des besoins limités: mails, chat, web et parfois de la bureautique.
Le second offre plus de confort pour des usages prolongé et pour de la bureautique voir même du traitement d'images. Un vrai clavier, un grand écran, etc..
Ce n'est pas la même cible.
D'ailleur Asus va surement se planter avec son EEE 10"... il est trop grand.
Les modèles 800 et 900 séduisent par leur dimension pocket. Si on augmente la taille, ça devient du transportable et dans ce cas, autant acheter un vrai portable confortable et rapide.
Les ultra-portables ont pour cible les accros aux PDA mécontents des limites de ces agendas... -
C'est bien normal, la majorité des utilisateurs n'utilisent leur ordinateur (portable ou fixe car le marché arrive dans ce secteur aussi) que pour une utilisation de type bureautique surf mail lecture de médias (HD exclue). En milieu pro., le plus souvent il s'agira d'utiliser un logiciel interrogeant une base client sur un serveur (logiciel généralement ultra fermé et codé avec les pieds). Bref rien qui demande de la puissance de calcul, l'atom est donc capable de gérer cela. Si on ajoute que les modèles 8p et 10p offrent un vrai clavier, pour les 10p un écran parfaitement exploitable. Que le retour au mécanique coté disque dur, en lieu et place des SSD low-cost qui n'ont aucun avantage, permet d'offrir de l'espace de stockage appréciable. Il n'y a plus que la question de la taille de l'écran qui va motiver la majorité des acheteurs potentiels, tout le monde ne travaille pas dans une SS2I ou n'a pas une activité demandant de la puissance de calcul, que cela soit à titre pro ou pour le particulier. La course à l'armement qui justifiait un maintien des prix a vécu.
En revanche, l'impact qu'aura ce marché sur les ultra-portables-portables-fixes risque de nécessiter de prolonger la durée de vie d'xp, vista aura vraiment cumulé tout les handicaps, à moins que linux soit vraiment adopté par le grand public, ce qui ne change rien pour vista. -
Le problème c'est l'OS, qui veut d'un windows XP plein de bugs et de virus ? Un portable n'est pas fait pour de la retouche photo ni du montage video (sauf les mac qui sont les seuls à le faire de manière pro)... surfer sur le net sur un écran 9 pouces ! MDR
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@touriste > "interrogeant une base client sur un serveur (logiciel généralement ultra fermé et codé avec les pieds)"
Bah ouais, c'est normal, c'est une question de budget. C'est pas forcément codé avec les pieds, mais bien souvent le problème c'est que pour les logiciels internes y'a pas trop de moyens de débloqués, c'est développé par à-coups par des personnes diverses...
Lire Dilbert ( http://www.dilbert.com/ ) pour comprendre d'où vient le problème dans 80% des cas -
@joey, je suis bien d'accord avec toi sur la cause, je ne fais que constater un problème (qui n'a aucun rapport avec l'article), les petites structures sont souvent piégées par des logiciels (généralement il s'agit de la gestion d'une base client "classique") totalement obsolètes, codés par une boite qui a depuis longtemps fondue les plombs et/ou a été rachetée par une autre qui laisse le développement et le maintien proche de la mort cérébrale. J'ai notamment en tête une petite PME dont la base (elle même) était totalement spécifique, fruit de la création de la première (petite) boite éditrice, racheté quelques années après, et dont la migration vers une autre solution a été un vrai cauchemar pour ces personnes (en pratique il a fallu conserver l'ancien système et mettre en œuvre le nouveau, et laisser mourir l'ancien avec le temps (presque 3 ans))
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Pas tellement étonnant pour moi, Noah.
À mon avis une grande quantité d’utilisateurs n’ont pas besoin des capacités des ordinateurs « portables » habituels. Puissants, oui ; mais trop p-ê et trop grands (format A3 en général : 40x30 cm) et trop lourds (environ 3 kilos) pour les porter facilement.
Si on programme, on fait du dessin graphique ou on joue à des jeu 3D peut-être on a besoin d’un ordinateur puissant. Pour le reste (textes, mails, chats, msn, internet..) on peut bien le faire avec bcp moins..
Seul problème p-ê la taille (par rapport à la commodité du clavier et de l’écran) mais sur un format A4 (30x20 cm) et poids d’un kilo on peut avoir un clavier confortable (MSI Wind et ses clons) et un écran 10 puces (même 12 puces : bientôt Dell E Slim).
Donc, si les ultraportables sont nés au début comme un deuxième ordinateur je crois qu’avec ces modèles certains utilisateurs pourraient p-ê commencer à envisager d’avoir au lieu de deux ordinateurs juste un seul qui serait assez grand pour un usage confortable et assez petit et léger pour pouvoir le transporter.
C’est pourquoi je crois que l’auteur de l’article ne se trompe pas et les compagnies non plus: elles ont p-ê peur qu’une grande majorité des gens commencent à réfléchir sur l’usage réel qu’elles font de l’ordinateur et à acheter en conséquence des modèles qui servent à faire juste ce qu’elles font (et pas plus) à prix réduit et format pratique.
Un grand bonjour à tous.
Neo. -
Pas convaincu par cet article, que je trouve très moyen... On à l'impréssion que l'auteur lui même confond netbook et ultraportable.
La conclusion est tres moyenne, je cite « Si cela continue comme ça, à la fin de l'année on verra des netbooks dotés d'un très gros disque dur »,
Pourquoi ceux qui prenne un netbook cherhce des GO ? je doute, il cherche un faible encombrement, une grande autonomie, et une puissance juste pour de la burautique.
Les pocesseurs de ultraportable cherche a peu pres les memes choses, mais avec un écran plus confortable, et une puissance plus accru...
Donc pas d'amalgame possible sauf si comme dit plusieurs fois dans l'article, l'achat d'un ordi se fait qu'en regard de sa capacité en go...
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