Internet mobile : ça sature de partout
Business -
Après AT&T aux USA, O2 en Grande Bretagne fixe à nouveau des limites à ses offres compte tenu de la saturation de son réseau, cela malgré de récentes optimisations matérielles et logicielles.
Il faut se rendre à l'évidence, face à l'explosion des usages liés aux smartphones, les réseaux plient sous la charge. Et le concept de forfaits complètement illimités en data devient intenable pour les opérateurs.
Ces derniers doivent donc faire machine en arrière en attendant d'upgrader leurs réseaux. Le premier à avoir brisé ce tabou a été AT&T aux Etats-Unis. C'est aujourd'hui O2 en Grande-Bretagne qui prend cette décision.
A partir d'octobre prochain, le plafond sera fixé à 1 Go par mois pour tous les nouveaux abonnés. Comme chez AT&T, pour obtenir plus de capacités, il faudra s'offrir des "recharges".
Optimisation insuffisante ?
L'opérateur n'avait pas le choix et explique que 1 % de ses clients représente 36 % de la consommation de tous ses clients sur son réseau 3G, ce qui pèse sur la qualité de service des 97% des autres clients qui consomment moins de 500 Mo par mois. Déjà, en décembre dernier, le réseau avait montré des signes de faiblesses à Londres.
Pourtant, O2 a pris les devants en optimisant son réseau avec son équipementier, Nokia Siemens Networks. Cette optimisation logicielle dans le routage, le protocole, les noeuds du réseau aurait permis de faire baisser sensiblement la charge et d'améliorer l'expérience utilisateur. Visiblement, cela n'a pas été suffisant.
En France, les opérateurs se veulent rassurants, expliquant qu'ils ont anticipé ces montées en charge. Il faut surtout rappeler qu'aucun d'entre eux ne proposent du vrai illimité dans l'internet mobile, les plafonds étant fixés 500 Mo, 1 ou 2 Go par mois.
Mais compte tenu du succès des smartphones, la congestion arrive à grands pas. Toujours selon Nokia Siemens Networks, le trafic global et mondial devrait atteindre 23 exabytes en 2015. C'est comme si 6,3 milliards de personnes téléchargeaient chaque jour un livre électronique.
Les solutions ? Les équipementiers assurent que la 3G/3G+ a encore de la marge, notamment en optimisant les réseaux. Le HSPA peut ainsi monter en théorie à 80 Mb/s.
Et puis il y a le LTE qui exige néanmoins de la part des opérateurs des investissements importants. Reste que le déploiement commercial de cette technologie n'est pas attendu avant deux ou trois années.
En attendant, il faudra faire avec des réseaux saturés ou payer plus pour avoir accès à un débit optimal. C'est la solution choisie par certains opérateurs comme Vodafone en Espagne.
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c'est toujours le meme problème : on force les gens à consommer (bons petits moutons), parce que ça fait rentrer de l'argent dans les caisses, mais on refuse de reinvestir une partie de l'oseille dans les infrastructures...
En FRance : "on a de quoi voir venir". Ben, et puis quoi encore ? si ça merde chez les autres, ça va aussi merder chez nous. La réplique "chez eux mais pas chez nous", ça me rappelle l'histoire d'un nuage radioactif qui se serait arreté juste à la frontière française... -
héhé, C'est surtout qu'en France, il ont déjà bridé les réseaux. Donc en prétextant avoir de quoi venir, ils ont surtout fait la même choses avant même que ça n'arrive (la saturation réseaux).
Sont prévoyant ces petit opérateur qui bouffe plein de fric ^^ -
Ce que les opérateurs omettent souvent de dire, c'est que leurs réseaux sont pensés, bâtis et optimisés sur la base d'hypothèses totalement erronées: en effet, les réseaux mobiles sont traditionnellement planifiés et optimisés pour une couverture optimale au niveau de la rue. Or 80% des appels ont pour origine ou destination un mobile situé à l'intérieur d'un bâtiment, et le plus souvent à un étage autre que le rez-de-chaussée. Et la couverture "indoor" procurée par les antennes-relais est loin de correspondre à ce qui est observé au niveau de la rue. Continuer dans cette voie est d'avance voué à l'échec, et les millions d'investissements dans les technologies 4G comme la LTE risquent de partir en fumée avant d'avoir servi à quoi que ce soit.
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