Applications métiers : quelques clés pour réussir son projet
A l'occasion du Microsoft Mobility Briefing, les conseils étaient au centre des discussions. Deux maîtres mots : le travail en amont et la souplesse.
Sondage du 12/06/2009 au 12/07/2009 419 votes
Utilisez-vous dans votre entreprise une application métier mobile ?
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74,5% Non
A observer l'affluence lors de cette deuxième édition du Microsoft Mobility Briefing, on saisit l'intérêt des entreprises pour les déploiements de solutions métiers mobiles. Il semble clair que les entreprises sont passées d'une phase de réflexion à une phase de concrétisation.
Dans le même temps, l'offre s'est considérablement étoffée avec des applications allant du clé en main, généraliste, aux solutions sur mesure pour les plus grands comptes par exemple. Mais si les directions savent ce qu'elles veulent, la marche à suivre reste encore un point sensible.
Quel que soit le domaine d'application, quelles sont les étapes essentielles pour mener à bien un projet ?
1-La réflexion en amont
« Elle est essentielle et trop souvent rapidement menée », souligne Arnaud Lançon, responsable Solution Mobile pour KNK (éditeur d'une solution de relevé d'infos sur le terrain). « Les entreprises arrivent parfois avec des idées toutes faites qui auront du mal à s'adapter à la réalité ».
Concrètement, il s'agit bien sûr d'analyser les besoins, d'établir un cahier des charges. Ensuite, il faut adopter une démarche structurelle du choix des composants, notamment du terminal, de l'opérateur, de la couche applicative.
2-Le choix des terminaux
Sur le terrain des terminaux, il faut éviter de céder aux effets de mode. « Les smartphones grand public sont séduisants, bien équipés et peuvent être économiques, mais souvent, les références se multiplient très vite, ce qui peut poser des problèmes de pérennité, de garantie. Un PDA durci est plus cher, mais il donne accès à une garantie de service plus élevée. Tout dépend de la problématique d'une entreprise », explique Arnaud Lançon.
La couche middleware est également souvent négligée. Cette couche prend pourtant en charge les problématiques de synchronisation et d'administration. Dans le cas d'une grande flotte, la prise en compte de ces éléments et leurs évolutivités (montée en charge) est primordiale.
3-La dimension du projet
Dernière étape du travail en amont : la couche applicative : quelle est sa couverture fonctionnelle, quelles sont ses capacités d'intégration au Système d'Information de l'entreprise, quelles sont ces capacités d'évolution ?
« C'est un point essentiel, il faut prendre en compte cette dimension de souplesse. Dans les projets que nous avons déployés, nous observons quasiment systématiquement que les projets évoluent très vite. Il faut le prévoir dès le départ », souligne un représentant de Spring Wireless qui développe des applications pour un large éventail de métiers.
4-Le passage à l'acte
Une fois cet important travail en amont réalisé, on entre dans le vif du sujet avec une démarche projet structurée.
Concrètement, il s'agit d'établir les spécifications détaillées et le maquettage et de lancer la réalisation de l'application. « Mais ce qui compte c'est valider l'application au niveau du terminal. L'idéal est de réaliser un pré-déploiement auprès de quelques utilisateurs sur le terrain. L'erreur à éviter est de mettre tous les utilisateurs devant le fait accompli », souligne Arnaud Lançon.
5-Le déploiement
Le plus dur est fait. Désormais, le déploiement peut commencer, il se réalise généralement en deux étapes. Le pré-déploiement vise à valider et à optimiser les choix. « Mais encore une fois, on déploie par blocs d'utilisateurs, se lancer d'un coup peut provoquer de mauvaises surprises », poursuit le responsable de KNK.
Reste une brique essentielle : l'accompagnement. Outre la formation et la hot-line, les spécialistes conseillent fortement de prévoir la présence d'un outil de prise en main à distance sur le téléphone. Une hotline téléphonique peut s'avérer limitée face à un problème logiciel. La possibilité d'une prise en main à distance apporte ainsi des gains de temps très importants, encore faut-il qu'elle ait été prévue en amont.
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La description de la démarche décrite dans cet article me paraît dangereusement restrictive.
Elle peut certainement convenir à de nombreuses réalisations, mais elle est en revanche totalement inadaptées à certaines applications métier, notamment les plus volumineuses et les plus coûteuses en terme de réalisation de la partie applicative, qui sur le long terme se doivent de survivre à moindre coût aux modifications incessantes des systèmes environnants (SI, OS, matériels, protocoles, etc.).
La démarche décrite présente dans ce cas l'énorme inconvénient d'enfermer l'application dans un environnement présent qui, invariablement, évoluera puis disparaîtra un jour. Une adaptation constante et coûteuse devra donc forcément être entreprise, avec le risque de ne plus pouvoir y faire face un jour.
Il me semble que la meilleure démarche dans ce cas (c'est mon expérience) consiste à travailler en tout premier lieu sur l'applicatif et les interfaces généraux, de manière à les isoler totalement des interfaces spécifiques, lesquels peuvent ensuite, de façon suffisamment indépendante, être développés, modifiés et remplacés au fil du temps.
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Le troisième point de l'article devrait donc dans ce cas particulier se trouver en première place. Les interfaces spécifiques (comme notamment ici l'infrastructure mobile), moins coûteuses et plus souples, voient leur conception et leur développement relégués en aval. Ces interfaces peuvent alors être conçues pour supporter plusieurs applicatifs métier simultanément.
Cette démarche-là a déjà réussi à maintenir en vie de gros applicatifs de plusieurs millions d'euros chacune durant une trentaine d'années, en leur ayant permis de traverser sans encombre, et pour un coût minime, plusieurs générations de systèmes informatiques et d'organisations de SI d'entreprises.
Cette façon de faire ôte probablement le pain de la bouche des sociétés qui vivent du développement informatique, mais elle permet de faire faire d'énormes économies sur le long terme aux entreprises utilisatrices, de même qu'elle leur garantie une thésaurisation pérenne de leurs savoir-faire, ce que les applications métier sont justement bien souvent les seules à pouvoir réaliser. -
Tout est bon jusqu'à ce niveau là! Parmi ce qui manque c'est, les informations précises, pour pouvoir une personne, se developper a son projet.
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