App Store : Apple en dit un peu plus sur sa politique de sélection d'applications iPhone
Face à la grogne de certains développeurs, Phil Schiller, vice-président d’Apple en charge du marketing mondial, a tenté de justifier la rigueur des sélections.
L'App Store est un succès mondial : plus de 100 000 applications disponible et 2 milliards de téléchargements à ce jour. Mais les développeurs et les éditeurs doivent se battre au portillon afin d'avoir la chance d'être présent dans la boutique en ligne de la pomme.
Il faut dire que les délais de sélection sont parfois très longs. Quant aux critères de sélection, ils sont plutôt stricts... quand ils ne débouchent pas sur une fin de non recevoir de la part d'Apple, Google en sait quelque chose. Pire, la pomme ne motive pas toujours ses décisions.
Critères
Autant de points qui irritent les développeurs. Pour tenter de contrecarrer cette fronde, Apple a enfin décidé de communiquer sur les processus de sélection et surtout sur les critères de refus.
Dans une interview accordée à BusinessWeek, Phil Schiller, le vice-président d'Apple en charge du marketing mondial, s'explique. Si les délais de validation sont aussi longs, c'est tout simplement pour assurer une qualité de service optimale, déclare-t-il en substance. On s'en serait douté.
"Il s'agit de proposer des applications qui répondent à vos besoins et surtout qui fonctionnent", explique le responsable. Et donc de ne pas écorner l'image du juteux business-model de l'App Store (30% des revenus pour Apple).
Concernant les applications rejetées, Apple souligne que dans 90% des cas, le refus s'explique par des problèmes techniques. Une vision quelque peu contestée par les développeurs. Mais la pomme concède également que 10% des applications rejetées le sont à cause de "contenus inappropriés". Une notion assez vague qui englobe les problèmes de propriété intellectuelle ou encore légaux.
Phil Schiller donne aussi l'exemple d'applications légales ou non selon les pays. "Nous devons alors vérifier quelles sont les procédures judiciaires auxquelles s'exposent Apple ou les clients en cas d'utilisation de cette application".
L'argumentaire d'Apple calmera-t-il les esprits ? Rien n'est moins sûr. Joe Hewitt, à l'origine de l'application Facebook pour iPhone, estime que cette approche est tout simplement liberticide.
"Je suis inquiet car Apple créé un horrible précédent pour d'autres plates-formes logicielles. Doit-on s'attendre à que les développeurs soient systématiquement parasités par des agents de contrôle ?" a-t-il expliqué à TechCrunch.
Mais tant que les compteurs de l'App Store continueront à s'affoler, on ne voit pas pourquoi Apple changerait de politique.
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Réagissez - 8 commentaires
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La charge contre l'iPhone continue au quotidien...
Apple au fond devrait être heureux de tant de com croustillante... -
"Il s'agit de proposer des applications qui répondent à vos besoins et surtout qui fonctionnent",
c'est vrai que les applications sur les pets et les "détecteurs de mensonges" qui foisonnent sur l'appstore sont autant d'applications UTILES.....ou pas. -
En même temps on ne peut pas critiquer à la fois une certaine censure et la présence d'applications futiles. Faut être cohérent avec soi même dans les critiques. Proposer des applications futiles n'empêche pas de proposer des applications utiles, d'autant que les deux répondent bien à un demande réelle.
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Si on m'avait dit qu'un jour je serais d'accord avec un mec de facebook... @_@
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@ghirighiz : il y a quelque chose de faux dans l'article ?
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@greg :
"En même temps on ne peut pas critiquer à la fois une certaine censure et la présence d'applications futiles. Faut être cohérent avec soi même dans les critiques. Proposer des applications futiles" : Ben si, on peut. Ça veut quand même dire que les critères d'Apple sont du flan et qu'en fait, ils font ça à la tête du client ! -
D'un autre côté s'ils testent vraiment les applications c'est une bonne chose. Je n'en suis pas à mon premier smartphone et j'ai eu plusieurs déboires à ce sujet. Des applis qui s'installent n'importe où, qui ont été créée pour une résolution fixe d'écran et ne teste pas cette dernière avant de s'installer etc...
Bref, des daubes ils doivent quand même s'en goinfrer sur l'Apple store. Qu'il y ait une présélection est une bonne chose. Maintenant ces cas de figures ne doivent pas être les seuls. -
En même temps personne ne se plaint que Microsoft ne diffuse pas firefox dans son offre logicielle...
Le principal problème a mes yeux est l'impossibilité pour un utilisateur lambda, ou une personne ne souhaitant pas jailbreaker son iphone d'installer d'autres applications.
En même temps quand des iPhones jailbreakés ont des applications installés qui posent des problèmes de securité, c'est l'image d'Apple qui est atteinte.
Quand j'ai eu a faire au SAV Apple on ne m'a pas demandé avant toute chose de supprimer les applications récemment installées, c'est aussi pour cela que les applications sont autant controllés.
Je pense qu'Apple pourrait offrir un peu plus de souplesse en se couvrant avec des conditions précisant les choses plus clairement, voire un EULA spécifique pour l'installation d'applications hors app-store.
Les utilisateurs pourraient ainsi choisir d'installer des applications non contrôlés par Apple, comme sur windows mobile par ex. Mais a mon avis l'app store est trop juteux pour prendre un tel risque.
Reste que le jailbreak :)

